Higure Index du Forum

Higure


 FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   S’enregistrer 
 Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 

~•( Death to Birth )•~

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Higure Index du Forum -> Aranie -Sud- Terre Samouraï -> Okuchi -> Dojo
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Luciole
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 76
Localisation: Okuchi
Masculin Gémeaux (21mai-20juin) 龍 Dragon
Shiro: 2 147 423 696

MessagePosté le: Jeu 30 Aoû - 21:08 (2007)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

Une chaleur masquée par un vent doux provoquée par son aura. Des brins d'herbes pourtant agités. Les feuilles d'erables, tel ceux de son fourreau, tout aussi bruyantes que le bruit des tintements de sa lame. La poussière volant à la rapiditée des mouvements provoqués par son chandaille blanc.
Yuan venait à peine d'arriver à Okuchi qu'il ne pensait déjà qu'à s'entraîner.
Il avait choisis parmis ceux de son clan, dix maîtres d'armes puissants, et combattait le sourire aux lèvres, ne pensant qu'à son rival de toujours.
Aujourd'hui, ses yeux étaient d'une teinte rougâtre. Il portait son haut préféré, celui avec qui il avait vaincu les pires ennemis.
Son Hakama noir, lui, était sans aucune trace de sang, poussière, ou autres bactéries nefastes.

Pieds nus, ses déplacements étaient de plus en plus rapide, s'enchainant au son que seul lui pouvait entendre, un son agité mais sur un rythme bien défini. Le refrain lui était toujours le même, faisant vibrer son propre corps. La musique se déroulant en trois phases: calme, agité, puis à nouveau calme.
Luciole brandissait bravement son sabre vers ses adversaires. Il savait très bien qu'il allait sortir victorieux de ce combat dépourvu de sens, mais pourtant, rien qu'en pensant à son rival, quelque chose faisait qu'il s'imaginait le combattre. Alors qu'il venait tout juste de briser le sabre d'un de ses opposants, il entendit le son raisonner en lui.
Le refrain venait de recommencer, sa jambe gauche pivota et le fit s'élancer dans les airs et abattre son sabre dans toutes les directions, faisant penser à un tourbillon. Les trois ennemis venait de vaciller, tous aux sol. L'action avait été braive, mais les frissons parcouraient Nasaï, et ne pouvaient l'empêcher de serrer les dents et d'etre excité par son futur combat. Il ne pensait plus qu'à ca. Rien d'autre, une seule chose: Lui.

Il s'élanca droit vers ses coéquipiers et leur tendit la main.

« Bien joué. Vous m'avez fait tous les trois ressentir ce que j'attendais.. À plus tard. »

Il les aida à se relever, puis sauta au dessus de l'un deux, s'appuya délicatement sur sa tête, l'empechant de ressentir une quelquoncque douleur, puis, le refrain résonnant une dernière fois, il se jeta dans cet infini d'air et continua de marcher dans l'air grâce à son propre Tenbatsu. Yuan ne l'avait pas utilisé depuis bien longtemps. L'aimantisme, lui permetant de planer dans les cieux. Il ne faisait en fait que repousser les mollécules de son corps à celle de la terre. En effet, son pouvoir lui permettait de déposer dans tout ce qu'il touchait, un pôle négatif ou positif en fonction de ce qu'il voulait faire, de facon à repousser ou attirer. C'est ce qu'il était en train de faire. En touchant la terre, il avait déposer en elle un pôle positif, son corps faisant office lui aussi de pôle positif, les deux se repoussait et lui permetait de planer un court instant.

Il se rendait au Dojo du Clan Seïka, celui dont il était le fondateur. Yuan arrivait alors devant les immenses portes de bambou, les poussait de par son flux d'énergie, et se dressait devant lui l'immense Dojo portant l'emblème du Feu Sacré. Il se rendit directement dans sa chambre personelle, soulevant avec son Tenbatsu la coque de crystal qui se trouvait à coté de son lit, révélant alors les douze Nürs devenues légendaire dans tous le Royaume. Il les attira avec l'aimantisme, et les disposa sur les dix doigts de sa main, son poignet droit et son cou.
Une voix féminine retentit alors de derrière la porte. Luciole empoigna le manche de son katana et fit signe avec le poignet d'ouvrir la porte. Une jeune femme aux cheveux roux et aux formes gracieuses rentra alors dans la chambre, se jetant sur Nasaï.

« Yumi ?! Ques que tu fait au Dojo ?! Je te croyais partit pour Melios à jamais ? »

La femme reprenant alors son souffle, l'embrassa erotiquement sur les lèvres. Elle ne lui laissa pas le temps de s'exprimer et le fit basculer vers l'arrière sur son lit. Elle lui enleva son haut et défit la lanière du Hakama de Luciole.
Quant à elle, elle enleva tout aussi érotiquement que le baiser de Nasaï, sont bustier noir et rouge, laissant à Luciole le plaisir de voir sa généreuse poitrine.
Elle l'embrassa encore une fois, et déplaca les mains abîmées de Nasaï sur sa poitrine.
Les parties masculines de l'homme commencait à fonctionnés, quand Yumi enleva sa longue jupe noir. En dessous de sa jupe, rien, apart son sexe que Yuan conaissait si bien. Elle lui enleva à son tour le Hakama, le jetant par terre en même temps que le siens.

« Yuan, j'ai envie de toi. »

Ne le laissant pas répondre, la femme se positionna sur Luciole et la nuit tomba.

Le lendemain matin, les deux jeunes gens étaient tous les deux dans le lit de Nasaï, nues tous les deux. La femme se leva, remit sa jupe puis son bustier. Elle se placa devant un miroir et se recoiffa, alors Nasaï vint derrière elle et lui murmura à l'oreille.

« Merci Yumi. »

Yumi ne parla pas. Elle finit de se coiffer, puis embrassa amoureusement Luciole. Sans dire un seul mot, elle se dirigea vers la porte, fit un clin d'oeil au Pilier, puis sortit de la chambre. Ne sachant que faire, Nasaï se revêtut en vitesse, coiffa sa longue chevelure, empoigna son long sabre, et quitta la chambre à son tour.
Une fois arrivé au centre de l'arène, un homme l'y attendait.

« Je vois, Haseo-kohaï.. »

L'air devenait de plus en plus tendu, les deux personnes se regardaient, Luciole jetant un regard rouge de sang, et tenant fermemant son sabre dans la main, lui faisant signe.

« C'est l'heure on dirait.. Petit dej' ? »
 

_________________
Revenir en haut
MSN
Publicité






MessagePosté le: Jeu 30 Aoû - 21:08 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Haseo
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 16
Shiro: 4

MessagePosté le: Sam 1 Sep - 16:27 (2007)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

L'air pesait, le vent ne s'était pas calmé, la terre était meuble, aisément déformée, la chaleur imprégnait. Le temps semblait s'étirer sans fin, le soleil prenait son envol, ses ailes invisibles, lentes et puissantes, tentaient de le lever, difficilement. Tout était-il aussi morose ? Je tente d'en douter, ou plutôt, j'ai tenté d'en douter. Mais s'il y a une chose que je ne pourrai plus changer, c'est l'irréversibilité de ma situation. Je suis la cible de mes émotions, l'une des causes du déséquilibre de ce monde, l'unique cause de mon propre déséquilibre. Je pourrai tuer par simple pulsion, blesser sans raison, mes humeurs sont plus incontrôlables que le temps. Moi même, je suis plus instable que tout ce qu'il existe en cette terre. Et à ces diverses gênes, je ne trouve qu'une solution, le pouvoir. Le pouvoir qui accorde la maîtrise, la maîtrise dont je manque. Le contrôle sur mon être, ma personne. Ainsi peut être pourrai-je arrêter de me cacher, de vivre en solitaire. Seuls les Pilliers ont la capacité de m'arrêter ici, quiconque aurait assez d'audace et de folie pour essayer mourrait dans l'instant. Suis-je un monstre ? Je ne peux vivre en société, je ne peux partager de vie avec personne. L'amusement, la joie, tout prétexte à émotion m'est interdit. Je vis, survis dans ma seule relation avec moi-même. Qui serait à même de comprendre cela ? Je doute qu'il existe en cet endroit ce genre d'être.

Je peux rêver de pouvoir, aisément, je l'ai au fond de moi cette puissance. Sans une once de surestimation, je suis certain d'être puissant, mais quelle puissance ? Le pouvoir de détruire, de tout réduire à néant... Ne suis-je donc bon qu'à cela ? Ne puis-je donc vivre sans craindre de blesser mon prochain ? Le seul sentiment que l'on peut éprouver en pensant à ma personne est la haine, tout ce que l'on peut faire, c'est me regarder de loin, parce que j'effraie, parce que de légende je suis aussi démon. On me respecte en tant que Pillier, mais ce respect est voué à la peur que je provoque. Je peux affirmer avec exactitude que si je passe dans une rue, les gens s'écarteront, rentreront dans leur maison. En fin de compte, cela doit être la meilleure solution. Et puis, sait-on jamais, peut être un jour quelqu'un verra une autre personne que la terreur, l'effroi, peut être verra-t-il, ou elle, Haseo. Je me permets de douter, mais ce peu d'espoir doit être la seule étincelle qui réside dans mon esprit, je ne peux que l'entretenir, car si elle venait à s'éteindre, je ne vois plus ce qui me retiendrait à la vie...

Devant moi se tenait la porte du dojo, j'avais marché plus longtemps que je ne l'avais pensé. A l'intérieur, je le sentais déjà, Yuan. Mon éternel rival, l'un des êtres dans ce monde qui pouvait me procurer la seule chance que j'avais d'augmenter ma maîtrise. Mais aujourd'hui, je savais que je ne saurai que déballer ma rage, ma tristesse. Je n'hésiterai pas, cet homme, bien que les apparences puissent affirmer le contraire, était d'une puissance telle que mes attaques ne le toucheraient pas plus que nécessaire. Aujourd'hui, je me battrai à sa façon, sans réfléchir, à l'instinct. L'instinct qui formait mes pouvoirs, qui poussaient mes pulsions à leur réalisation...

J'observai, lentement, le dojo dans son entière magnificence. Après tout, il risquait fort de subir notre combat futur. Quelque chose attira alors mon attention, la porte s'ouvrit, donnant sur une créature aux formes avantageuses. Mon regard se planta dans le sien, froid, inexpressif, la solitude ayant forgé un masque qui ne tomberait que devant l'un des Pilliers. Je ne crains pas de lui avoir fait peur, je sais ce que je provoque, je ne le sais que trop...

Un pas, un deuxième, les sandales ne provoquèrent aucun bruit sur le parquet du dojo, tandis que déjà la porte derrière Haseo se refermait. Il demeurait seul face à lui même, encore. Sa main portée à son sabre était prête à le dégainer à tout instant. Son regard se fixa là où le bruit se faisait léger. Bientôt, Yuan sortit de son antre, et s'opposa à son rival. Le feu dans ses yeux laissait présager une bataille pour le moins impressionnante, et même si ses paroles se voulaient décontractées, on devinait que la concentration était, sans nul doute, à son comble. Tous deux s'affrontaient déjà, mais seuls leurs esprits préparaient le champ de guerre. Nul ne pourrait décider ce qui arriverait à partir de là. Tout ce que l'on pouvait espérer, c'est que les dégâts ne soient pas trop important. Espérer... Quelle idiote notion. Quand on prenait le temps d'observer nos deux protagonistes, il n'y avait plus d'espoir, que de folie...
 

_________________
Revenir en haut
Luciole
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 76
Localisation: Okuchi
Masculin Gémeaux (21mai-20juin) 龍 Dragon
Shiro: 2 147 423 696

MessagePosté le: Dim 9 Sep - 17:01 (2007)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

FlashBack

Yuan regardait tranquillement les nuages dans le ciel, comme à son habitude. A cette époque, il venait tout juste d'atteindre sa majorité, ce qui lui conférait enfin le pouvoir de renverser l'empire de son père, et de prendre sa place. Heuresement pour son père, Luciole n'avait jamais rêvé d'etre Empereur, le pouvoir hiérarchique ne l'intéressait pas.
Aujourd'hui, son maître d'arme de l'époque était avec lui, prêt à lui enseigner comment révéler son véritable Tenbatsu. En effet, à l'époque, il ne connaissait pas encore son véritable flux, mais uniquement celui que la majorité des personnes découvre à l'age de raison. L'air n'était plus un secret pour lui, il en maîtrisait déjà la plus grande partie, voir la totalité. Son responsable, « Murasaki Seison
», lui avait alors confier des poids à fixer sur les jambes et les avant bras. Contrairement à des poids communs, ceux ci avaient la forme de protection, en beaucoup plus lourd.
Pour commencer son nouvelle apprentissage, « Murasaki » lui avait donné comme exercice le jeu de la pastèque. Celui consistait à renforcer non seulement la rapidité, mais aussi la force brute. En synchronisant les deux parfaitement, le pratiquant arrivait à trancher un objet rien qu'aver la force du vent qui conduisait le tranchant de la lame. Cela paraissait facile à vue d'oeil pour Nasaï qui était plein d'enthousiasme à chaque nouvelle entraînement, mais en réalité, la chose était extremement complex. Le nom de cette technique était en réailté le « Onsoku ».

« Onsoku ? Ca a l'air simple, laisse moi essayer Mura-mura ! »

Le professeur de Yuan semblait surpris par l'aura que dégagait son élève en prononcant ces quelques mots. Il sortit un sabre simple d'une grande boîte semblant contenir tout le matériel nécessaire à un entraînement de titan.

« Prends celui-ci Gamin. »

Lui dit-il en lancant le sabre vers son élève, qu'il n'eut aucun mal à rattraper. Luciole observait le sabre comme s'il avait un problème, mais en réalité il se demandait pourquoi il ne pouvait pas utiliser son sabre ou bien ses Nürs. Sachant que s'il posait la question à Murasaki il se ferait encore tirer les oreilles, il garda ca pour lui et commenca son entraînement. Il se place enface de la pastèque qu'avait posé son professeur sur une souche d'arbre, puis rassembla ses forces. Son élément « Air » se rassemblait dans la pointe du sabre et formait une épaisse aura autour de celui-ci. La fusion du tranchant d'une lame et de l'élément Air était le plus souvent impréssionant, mais au niveau de Yuan, le stade de l'«impréssionant» était dépassé depuis bien longtemps. C'était extraordinaire. L'aura semblait former une ombre vivante et commencait à former un petit tourbillon au bout de la lame. Si Luciole avait continué ainsi, il aurait pu faire sauté une bonne partie de la colline, mais il relacha toute l'énergie emmagasinée vers la pastèque.

« Onsoku ! »

Un souffle extraordinaire, une explosion de puissance, une technique destructrice, voila tout ce qui aurait put arriver quand l'élève relacha toute l'énergie, mais rien de tout ceci arriva. La pastèque resta impeccable contrairement aux mains de Nasaï qui était en lambeaux. Il avait omis un seul détail, la concentration. Trop content d'apprendre enfin une nouvelle technique, il s'était trop relaché et la technique avait échouée. Murasaki lui expliqua en détail ce qui l'avait fait échouer, et le petit recommenca aussitôt. Encore une fois il se dressa devant son ennemi immaginaire, replaca son sabre dans le fourreau, et se prépara. Il immaginait devant lui l'homme-à-abatre. Ses sourcils se fronssaient et de petites gouttes de sueur se formait sur son front et ses joues. Sa main droite était entrain d'écrasé le manche du sabre et le fer de la lame commencait à teinté. Le sang qui coulait de ses membres supérieurs formait maintenant une large flaque juste en dessous de Yuan. Encore une fois, son élément se mêla à la pointe du sabre, formant la même aura que la première fois. Une ombre à peine visible se forma au dessus du protagoniste, rappelant la forme d'un loup. Les veines de Luciole étaient de plus en plus visible et un léger filet de sang s'échappait de la bouche de celui ci. Il rassembla ses dernières forces au creux de sa main, et la transmit au sabre qui commencait à vibrer et se fissurer. Dans un dernier effort, il relacha tout. Concentration, puissance, nerfs.

« ONSOKU ! »

Cette fois le souffle retentit, l'explosion eut lieu, et la technique devastatrice frappa. La pastèque en elle même se fracassa, mais la technique ne s'arreta pas la. L'arbre qui se trouvait derrière la pastèque, ainsi que le rocher se situant derrière l'arbre furent eux aussi tranchés par l'Onsoku. Le tronc de l'arbre fit trembler ce qui restait de sol lorsqu'il tomba, et le rocher provoqua un vacarme assourdissant. Les oiseaux qui se trouvaient encore là ne se firent pas attendre pour décamper de leur ancienne maison.
Ayant canalisé trop de puissance en lui, le sabre se brisa immédiatement après l'achèvement de la technique. Certes Nasaï avait réussit à trancher la pastèque comme le lui avait demander Murasaki, mais il avait encore échoué sur un point important, la précision. Comme lui expliqua son professeur juste après, la technique consistait à la fois dans la rapidité et la puissance, mais aussi dans la précision. On avait demander à Yuan de trancher uniquement la pastèque, et non ce qui se trouvait derrière en prime.
Mais l'élève ne s'arreta pas à cette remarque, il fit briller son Nür « Zoyan » et révéla son sabre de crystal. Contrairement aux autres sabres normaux, la lame de Zoyan était constituée de crystal, matière la plus tranchante. Il se remit encore une fois devant la souche d'arbre où il avait à nouveau posé une pastèque, puis recommenca le même rituel. Poussé par son envie de réussir, il se concentra au maximum de son pouvoir. Ses biceps et triceps gonflaient de plus en plus, laissant le sang filtrer à travers la peau. La douleur était intennable, ses membres lui faisaient attrocement mal mais plus que tout, il voulait réussir pour battre Le battre un jour. Il rassembla les dernières ressources qu'il pouvait puiser, puis fusionna sa force avec Zoyan. Le crystal prenait une couleur emeraude dût à l'élément que Luciole rassemblait en lui. Il placa son katana vers l'arrière, fléchit les jambes et attendit que sa dernière goute de flux tombe entre ses mains. « Encore, encore, encore.. », voila ce qu'il se disait en ce moment, et quand la force s'épuisa, il relacha la puissance uniquement vers la pastèque.

« Kyaaah !! »

Une fois de plus, l'ombre se formait au dessus du protagoniste, mais cette fois ci, l'ombre suivit le flux qui se dirigait vers l'ennemi invisible, et c'est elle qui ajouta la précision à la technique. Une fois le vacarme achevé et le vent dissipé, l'ombre de la pastèque se révela, en entier. Juste après que le professeur baissa les yeux pour annoncer à son élève qu'il avait échoué, la pastèque tomba en deux parties égales. Murasaki se dirigea le sourire aux lèvres vers Yuan et l'aida à se caler contre un arbre.

« On dirait que tu as réussit Gamin. Reposes toi un peu et on enchaîne directement sur la suite. »

Le maître d'arme prit entre ses deux doigts sa fine moustache blanche puis tourna le dos à son élève. Il prépara ensuite le matériel pour le prochain exercice, mais Nasaï qui était assis contre l'arbre n'y faisait pas attention. En lui était apparut le sentiment jouissif de la victoire, et rien d'autre n'aurait pu lui enlever le sourire du visage. Il regarda une fois de plus les nuages et ferma doucement les yeux, serrant au creux de sa main cette chose invisible qu'on appel « victoire ».

Fin du FlashBack

Voyant arriver son rival de toujours, avec la même rengaine que d'habitude, et cette froideur qui lui était si propre, Yuan ne put s'empecher de serrer de plus en plus fort Tsukiyô malgrès les paroles qu'il venait de prononcer. Il avait voulu détendre l'athmosphère comme à son habitude, mais cela n'avait fait que renforcer ce sentiment d'opposition. Il le serrait son katana, comme si c'était le cou d'Haseo qu'il avait dans la main droite. Il lui en voulait d'avoir été plus fort que lui pendant si longtemps, mais ce n'était plus pareil depuis qu'il était devenu Pilier, ce qui les opposait maintenant, c'était de savoir lequel des deux allait mourir avant l'autre. La puissance importait peu dans ce nouveau duel, seul le mental y était, étrangement. Plus il le regardait avancer vers lui, moins il avait envie de se battre. Le combat n'était pas dans son coeur aujourd'hui. Luciole avait décidé de jouer sur la détente avec son rival, et c'est pour cela qu'il courrut vers lui avec une attitude d'enfant.

« Haseo-kun !! Fait moi un bi-.. »

Avant qu'il n'ait put finir sa phrase, il trébucha contre un caillou qui dépassait du sol et tomba tête la première vers la boue. En se relevant, avec un énorme sourire accroché sur le visage, il se dirigea d'abord vers le point d'eau le plus proche et s'essuya le visage, effacant en même temps le maquillage qu'il avait mit aujourd'hui et qui lui donnait l'air d'un homme assoifé de sang. Revenant, le visage propre et les cheveux détendu, il recommenca à courir les bras en avant vers Haseo, et en criant une fois de plus.

« Haseo-kuuun ! Fait - moi - un - bi.. -sou !! »

Il sauta vers Haseo et s'accrocha sur lui comme un bébé paresseux l'aurait fait sur sa mère, et commenca à lui chuchotter des petits mots gênant à l'oreilles d'un temps, et à le couvrir de bisous d'un autre. Il s'amusait aussi à tapper sur la tête d'Haseo comme l'aurait fait un enfant sur un tambour. Toujours ce sourire béhant affiché, il rigolait le plus fort qu'il pouvait en essayant de ridiculiser et déconcentrer son  « ami », car oui, il le considérait comme un ami au fond.
Certes ils ne s'étaient jamais vraiment adréssé la parole tous les deux, et se considéraient même comme des rivaux, mais pour Luciole, Haseo avait été l'un des seuls amis qu'il s'était fait depuis son arrivé. Il accordait une grande importance à Haseo, Enaya et Sanji. Et quoi qu'aurait put dire Haseo a ce moment là, Yuan était persuadé que même les rivaux étaient dans un sens meilleurs amis. Car au fond, l'amour et la haine ne sont pas semblable ?..

« Fait un poutou à tonton Yuan, aller bébé Has-kun ! »

Les deux sont signe d'attachement à un être humain..
Et seule la mort pourrait les séparer.

Death to Birth.
 

_________________
Revenir en haut
MSN
Haseo
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 16
Shiro: 4

MessagePosté le: Dim 9 Sep - 18:51 (2007)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

La vie, sa moindre parcelle, ce mince filet auquel on s'accroche, car il ne nous retient pas. Ce fil qui à tout moment peut céder, l'homme ne juge pas son importance sur ce vacillement, sur cette terre qui s'effondre à ses pieds, qui le mène à la fin, à sa fin, au point de sa non existence la plus totale. Mais ceux qui l'ont compris, ceux à qui cela leur est apparu, ceux qui y ont goûté comme l'on goûte un fruit amer. Ceux-là prennent gardent, on les nomme les puissants, les vainqueurs, car ceux-là savent que seul la survie est importante, et que se battre en vaut ainsi la peine. C'est ainsi que pût se former Haseo, sous ses seules mains, et sa seule direction. N'ayant ni clan, ni voie, il suivit son seul chemin, celui qui se traça dans son esprit, de son instinct. Celui qui le voua à l'explosion de puissance, qui coulait dans ses veines comme un venin, et apportait ses victoires en trophées.

Ainsi, peu importe le sang qui salit les mains, la haine qui envahit l'esprit, la rage qui explose dans le regard, peu importe les idées, peu importe les codes et la raison. Importe, importe la victoire. Emprunter ce chemin sinueux, de la folie furieuse, au calme plat, se révélait dangereux, mais cet homme là avait vécu dans le risque depuis son enfance...


...



La plaine était vaste, assez pour opposer deux armées. L’herbe verte se laissait balayer par le vent ambiant. Celui-ci soufflait, partant du haut des montagnes. Nous étions à la limite ultime entre la terre des obsüro et des samuraïs. Celle que personne n’osait franchir, par respect ou par crainte ? Les deux sans doutes… Et là, au calme de cette douce brise, alors que nous nous dirigions lentement vers une nuit sans lune, deux regards. Deux silhouettes. L’une sombre et l’autre clair, presque comme le yin et le yang. Ils formaient un tel contraste que la scène en devenait épique. Rien qu’au simple coup d’œil, on détectait l’infime aura de puissance qui les entourait, avec l’effet d’une seconde peau. Leur force se dégageait d’eux même. La bataille serait si inoubliable que leur for intérieur comprit que prendre son temps était en leur intérêt. Alors défilèrent-ils, tout deux, seuls, se tournant autour comme deux animaux en défi, à ceci prêt qu’ils demeuraient calmes et patients. Montrer les crocs maintenant serait signe de faiblesse. Et tout en formant des cercles dans le sable et l’herbe mélangés par ses pas grandioses, ils se rapprochaient. Jusqu’à sentir leurs souffles s’entrechoquer. Etait-ce le signal du départ ?

Rien n’aurait été plus sûr, car à cet instant précis, sans attendre plus d’un battement de paupière, les deux formes disparurent de leur place, comme transportés par une force quelconque. En fait, il ne s’agissait guère de disparition magique, il en allait simplement du fait que leur vitesse atteignait un tel sommet que les distinguer relèverait de l’impossible. L’impossible que ces deux hommes bravaient à chaque seconde, dans leur danse. Ils s’évitaient toujours de quelques centimètres, comme par pur hasard. Mais hasard dans ce combat, ce ne serait alors qu’un coup de bluff. Non, le seul fait qu’ils bougent ainsi relevait d’une puissance inimaginable.
Ainsi, en une fraction de seconde, ceux qui furent totalement opposés se mélangèrent dans un gris parfait. Il ne s’agissait plus de se tourner autour, de jouer au félin. L’intimidation ne prendrait pas place dans cet affront…
Et aussi soudain que le son de leur départ, celui du métal qui sort de son tissu protecteur. La lame qui se libère dans la nuit noire. Seule une étoile brillait. Cela voulait-il dire qu’un des combattants était voué à la mort ? Peut être bien. La certitude demeurait que ces deux-là se battraient même si ils sentaient que leur corps ne les suivait plus. Mais alors, on ne savait rien de la violence qui allait bientôt débuter. Non, ceci n’est pas adressé aux âmes sensibles, il n’y aura de membres volants, simplement, un choc de titans ne peut laisser personne indifférent. Et celui-ci commençait juste…

Les deux sabres, noir et blanc, comme leur maître, se ruèrent l’un sur l’autre, comme dotés d’une vie propre. La main qui les dirigeait n’était qu’accessoire, car quoi qu’il en coûterait, ils atteindraient leur cible. En l’occurrence, ce but menait à une gerbe d’étincelles qui éclairerait les deux visages, pour éteindre un instant ce noir absolu qui régnait sur l’endroit. Le temps perdait de son importance, car l’instant présent demeurait le plus prenant. Quiconque aurait été spectateur qu’il aurait voulu connaître le dénouement, tout en suivant le combat de ses yeux d’enfant émerveillé. Et cette même bataille suivait lentement son cours, de plus en plus lentement. Les deux lames n’aspiraient qu’à se rencontrer, leurs maîtres ne désiraient qu’en découdre. Mais le temps lui-même, qu’on devait oublier, se chargea d’imprimer cet instant dans les mémoires, en essayant d’en ralentir la course folle…

…Et c’est à la limite parfait des deux mondes que l’explosion se produit. Pas plus qu’une gerbe d’étincelles au début, il n’en fallut guère davantage pour que la scène se désintègre. Et tel un film Hollywoodien, bien que cette notion n’existait pas dans les esprits, tout le décor s’envola, dans une bulle gigantesque. Ce serait en écartant tout ces rochers de terre et d’herbe molle que vous trouveriez nos deux protagonistes. Leurs énergies elles-mêmes tentaient de se détruire l’une l’autre. Ce devait être l’espoir fou qui envahissait ses particules, car elles aussi, tout comme les sabres, semblaient vivantes et dotées d’instinct. Elles se battaient pour leur maître, car si il mourrait, c’était aussi leur fin. Peut être alors n’était-ce qu’égoïsme de la part d’une forme plasmique noire et l’autre blanche ? Sans doute…

Quant aux maîtres en question, ceux-là tentaient vainement de prendre le dessus, de se montrer plus fort que celui d’en face. Avec leur espoir les accompagnaient leurs sabres. Ils semblaient crier à la victoire. Mais pouvait on seulement en parler ? Il n’y avait ni victoire ni défaite à cet instant, il n’y avait que fol espoir, que tentative désespérée, que force, agilité. La notion même de chance n’était pas envisageable. Alors pourquoi se battre ? Parce qu’il existait autrefois un équilibre entre ces deux hommes, et que celui-ci désormais n’existe que dans les rêves. Ce pourquoi n’ont-ils dorénavant plus le choix. Parce qu’ils l’eurent un jour ce choix, et que leur décision fut mauvaise…
Voilà jusqu’où en est on arrivé…

*S’il ne se montre qu’une étoile dans ce ciel obscur, j’ose espérer qu’elle est mienne*

Ce fut sa seule pensée en cet instant. Le seul fait qu’il osa évoquer dans son esprit, avant de continuer la bataille, à corps et à cœur perdu. Et alors, et uniquement alors, il vida son être de toute opinion inutile. Pour avoir les idées claires, et que pendant cette bataille il ne s’égare pas un seul instant, car il le savait, c’était son défaut…

Soudain, dans ce ciel noir, les deux énergies s’estompèrent, et même si la pression demeurait toujours, quelque chose avait changé. Où s’enfuyait donc cette puissance ? Et bien, ce fut car à ce moment, que l’on dira être la note d’entrée du combat, les deux lames libérèrent leur potentiel. Les ennemis s’éloignaient de quelques mètres, toujours en lévitation. Leur regard par ailleurs ne se quittait pas. Car lâcher l’autre ne serait-ce qu’un instant aurait annoncé la mort immédiate…

Et là, de si loin où ils se scrutaient, les deux lames se métamorphosèrent. Celle de l’homme vêtu de noir s’allongea pour s’enfoncer sur son adversaire, comme un aigle sur sa proie, et l’autre se dédoubla.

Commençons.

Non, personne ne dit cela, mais ce fut la pensée qui les éclaira, et qui nous envahit tous. Seulement, avant que les lames ne s’affrontent à nouveau, les deux hommes prononcèrent une prière, ou peut être simplement une incantation. Le premier, sombre et sobre, éleva la voix.

« Que ma lame te transperce, et que dans ton dernier soupir tu aperçoives sa longue et fine silhouette…
-Que ce ciel s’obscurcisse à ma venue, et que plus jamais tu ne puisses oser prononcer victoire…
-Car seule le sabre des élus il te sera permis de voir en ta fin proche…
-Car dans ton sang alors tu baigneras, comme dans un océan…
-Tu sais ce que tu risques, Kan’Tsuu
-Toi aussi, Haseo »

Ainsi s’en allèrent les dernières paroles, dans la nuit obscure, portée par les vents jusqu'aux mythes et légendes de ce monde. Et le dernier mètre qui séparait les lames fut franchi. Dans un vacarme assourdissant, un clash sonore puissant, les flux d’énergies eux-mêmes en furent bouleversés, ce qui permit à un des combattants de s’y fondre, car là résidait son élément, et sa force. Celle qui compose notre monde, qui bloque nos mouvements, nous oblige à rester sur terre.
Cette même énergie qui lui permettait de voler en cet instant…

…Et la scène se tinta de blanc…
...Que le début, dira-t-on…



...


Son regard était teinté de sang, à moins que ce ne soit le reflet de l'obscurité de son âme, dans son fourreau son sabre sommeillait, mais sa voix n'était pas inconsciente. Elle résonnait dans ses esprits, jusque dans ses membres qui restaient de marbre. Jusqu'à ce que son adversaire fasse le geste de trop, celui qui n'aurait pu qu'amener la colère dans un être qui en était déjà empli. La goutte ferait tomber le vase, elle le briserait, de sa froideur simple et destructrice. Elle agirait comme un mal, le mal, le mal absolu, le tueur, l'assassin. Le néant.

Ses yeux se levèrent sur Yuan, pendu à son cou, tandis que sa main droite se saisissait de son arme, lentement, la dégageant de son cercueil de bois, lui donnant forme et vie. Lui accordant force et pouvoir. On apercevait déjà le reflet des quelques lumières sur la lame, ces étincelles de vie, à moins que ce ne soit les morts qui crient. Mais parce que le geste aurait été futile sans accompagnement, suivit la mise en bouche. Sa haine était visible, et la main droite qui se porta alors vers le sol, accusatrice, dégagea les flux énergétiques : elle les expulsa, créant une faille dans la gravité, permettant une erreur à la physique, qu'Haseo exploita à son maximum. Il prit appui, s'éloigna de son adversaire tout en pointant son sabre à son crâne, la pointe en touchait presque le front. Le jeune homme était effrayant, terrifiant, il n'allait pas tarder à exploser, et déjà la terre autour de ses pieds se troublait, l'air s'alourdissait, il retombait en marteau sur ce terrain bientôt accidenté. Lentement, il s'affalait sur le sol, et l'énergie se levait, tel un rideau électrique. Derrière, un regard sombre, froid, assassin. L'envie de tuer motivé, à moins que ce ne soit la folie, Haseo ne perdait pas son sang froid. Ses émotions avaient simplement pris le dessus, lesquelles ? Il était impossible de le savoir, tant elles étaient nombreuses, mais l'on pouvait se faire une idée, fausse.

« Yuan, puéril insecte. »

Les paroles, injectées de venin, touchèrent leur cible avec tant de force qu'on aurait pu penser qu'il tomberait. Mais évidemment, ce n'était qu'image. Étrangement, bien que ce soit courant, Haseo avait encore changé, son comportement virait à l'acide, il engageait le combat, et provoquait son adversaire. Il l'insultait, sans que le résultat ne lui importe.

L'aura autour de son corps se faisait importante, elle grandissait, jusqu'à lécher le plafond, de leur noir terrifiant. Que motivait cette haine ? Que motivait cette rage non contenue ? Que motivait cette expression soudaine ? Quoi que cela fût, le résultat ne se qualifiait pas par la douceur. Le sol se désintégrait, Haseo planait sur quelques centimètres, les flux d'énergie disparaissaient un à un, les étincelles de vie qui les constituait perdait ce qu'il leur restait d'existence. Mais cela n'expliquait pas ce regard. Cela ne prenait pas l'ampleur de ce regard. De la haine, du dégoût, de la rage, sans que cela ne devienne folie. Le jeune homme était pleinement conscient de ses actes, malheureusement. Il se laissait simplement aller. Il le devait, contre un adversaire de cette ampleur.

Son sabre fit un tour dans sa main droite, se chargeant d'énergie, une énergie que Yuan ne pourrait affecter avec ses électrons, une protection. Et l'énergie déferla, elle se dégagea par la pointe, en partant de la garde, elle s'écrasa telle une furie sur le pillier, en quête de mort, à moins que ce ne soit vengeance...


¤Death Sign, Death Act¤ 

_________________
Revenir en haut
Luciole
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 76
Localisation: Okuchi
Masculin Gémeaux (21mai-20juin) 龍 Dragon
Shiro: 2 147 423 696

MessagePosté le: Dim 23 Sep - 10:31 (2007)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

Sabre pointé à son front, Yuan reculait pour la première fois devant Haseo. Il avait l'habitude des pouvoirs de son rival car les siens étaient semblables. Deux êtres pouvant controler l'espace et le temps, deux êtres invincible. Le Pilier regardait les yeux dans les yeux son semblable. Une aura surgissait du choc et entourait les deux protagonistes. Nasaï lui non plus n'en pouvait plus. Ses yeux se fermaient au fur et à mesure qu'Haseo dévoilait son pouvoir. Ses muscles se crispaient, chaque membre de son corps se contractait de plus en plus fort. Yuan commençait à rassembler toute la douleur qu'il avait emmagasinée jusqu'à présent. Les yeux de son adversaire l'insupportait de plus en plus. Cette douleur au fond de lui devenait insoutenable, la lame du Pilier pointée sur son front ne faisait qu'empirer les choses. D'un coup sec, le Samuraï empoigna la pointe du sabre et le dégagea en arrière. Quand il regarda la paume de sa main, dans laquelle il avait placé tant d'espoir tout au long de sa vie, le déclic se fit. Une goutte de sang s'élargissant de plus en plus, laissant couler derrière elle toutes ses semblables. Était-ce le début du combat ? Seul le reste des évènements allait le dire.

Les flux d'énergies qu'Haseo controlaient ne cessaient de créer sans cesse cette atmosphère que Luciole détestait tellement, cette terre troublée, cet air alourdit, cet oxygène que l'on ne pouvait même plus respirer, tout y était. La haine grandissait encore et encore. Les yeux de Luciole étaient si grands, si monstrueux. A ce moment, on aurait put le comparer à Oda Nobunaga, mais ceci n'est pas notre histoire. Les yeux mêlés au maquillage de sang qui coulait sous les yeux de Yuan.. Le processus avait déjà commencé. Pour augmenter sa force physique, Nasaï brûle sous sa peau les globules rouge situés sur les traits du maquillages, ainsi, il crée une sur-activité de création de globules. Les cellules étant trop nombreuses se distribuent deux, voir trois fois plus dans chaque recoins du corps de Luciole. Il avait fini la première partie de son art. Pour la seconde, il attendit quelques instants de savoir si cela en vallait vraiment la peine. L'ombre au dessus de son épaule comme a chaque combat, avait encore grossit. Le bruit de l'aura du Pilier rappelait à des bourdonnements, impossible à chasser des oreilles, une sensation désagréable. La concentration était à son comble. Et la chose se produit, Haseo s'exprima. Avec un visage sans émotions, vide de vie, les mots fusèrent.


« Yuan, puéril insecte. »

Ces mots furent de trop. Quand ils finirent de retentir dans le système oditif de Nasaï, il hurla de rage. Ce n'était plus vraiment humain ce qui se déroulait là. Il empoigna Tsukiyô et le fit glisser de son fourreau. Utilisant au maximum la vitesse que lui apportait le glissement sabre/fourreau, il commençait déjà à se jeter tel un fauve dans la bataille ! Une fois le sabre dégainé, il augmenta encore plus sa vitesse. Derrière lui, une pluie d'étincelle qui se formait sous le choc que provoquait l'aura de Nasaï avait la matière. Le samuraï commencait lui aussi à activer son pouvoir, avec sa main gauche il détruisait ce qui se trouvait sur sa route. Il diffusait son « poison » un peu partout. En injectant son Tenbatsu dans un arbre, il effectua la manoeuvre habituelle, détruire les électrons. Un scientifique aurait put le voir, les atomes qui constituaient l'arbre se débarassait de leurs électrons, ne conservant que le noyeau. En une fraction de seconde, l'immense conifère situé devant le Pilier disparut.

« Haseo, tu as décidé de briser les chaines ?! Sais tu seulement ce qui sommeil en moi pauvre fou ?! Te souviens-tu de notre combat à Haramaki ? J'avais utilisé le 'Onsoku' contre toi. Et depuis, je l'ai encore amélioré ! Prépares toi ! »

Après avoir prononcé sa phrase, Nasaï utilisa une fois de plus son Tenbatsu. Au creux de sa main avait lieu un phénomène incroyable. Une vrai petite tempète se créait ! Des éclairs, un souffle extraordinaire, et tout ca, canalisé dans une main ! Les électrons que Luciole avait supprimé de la masse molléculaire de l'arbre se recréaient dans la paume de sa main. Le Onsoku était à la base une technique dont on ne controlait que la puissance et la direction, pas la forme, et pourtant lui l'avait fait. Il avait su terminer le Onsoku grace à sa dextérité. Non, grace à son Tenbatsu, car sans ca, il n'aurait jamais put y parvenir. Le procesus était très simple : Recréer la matière au dessus de la puissance. Le Onsoku en lui même ne consituait que 45% de la technique, le reste était essentiellement constitué d'électrons modifiés. La technique était maintenant bel et bien visible. Au creux de la main de Nasaï, une minuscule orbe couleur rubis. A peine quatre ou cinq centimètres de diamètre. Il la comprima en fermant la main, la combina avec son deuxième élément en y injectant de l'oxyègene, puis rouvrit le creux de sa main. Pour quelqu'un d'extérieur, l'orbe n'avait pas dutout changée, mais pour Luciole qui la controlait, c'était un vrai supplice.

« Finissons-en une bonne fois pour toute, Haseo ! »

En effet, après avoir mêlé le Onsoku avec de l'oxygène, la puissance en elle-même avait énormément augmentée ! La douleur dans sa main se creusait de plus en plus, et la distance qui séparait Yuan d'Haseo semblait à Nasaï de plus en plus longue. Il prit son mal en patience et accéléra encore une fois ! Les étincelles derrière lui étaient maintenant de vrai éclairs ! Devant lui, son aura avait formé un vrai bouclier de foudre, et l'écart entre lui et Haseo n'était plus qu'une dizaine de mètres. Juste avant de l'atteindre, il se jeta en l'air, tournant sur lui même en vrille, brandissant le Onsoku vers le Pilier, et prononca la formule.

« Suba Onsoku ! »

Il relacha toute l'intensité de l'attaque qu'il avait jusqu'à présent emmagasiné tout le long de son corps. Une fantastique explosion arriva, provoquant un souffle extraordinaire lui aussi ! Pas un soupçon de vie aux alentours, seul Luciole et Haseo était encore là. Pourtant, Yuan le savait au fond de lui, tous ces élèves le regardaient. Juste après avoir lancé le Onsoku, pour s'assurer qu'Haseo ne pourrait pas y échapper, il utilisa les pôles négatif et positif de son corps. Ainsi, il inversa tous les pôles de son corps, pour agir comme un aimant, et s'attira la foudre. Un immense coup de tonnerre ! L'éclair jaillit des cieux et se fracassa tout autour du corps du Seïka. Ainsi, foudre et Onsoku se rassemblèrent pour créer une combinaison quasi parfaite. Un nuage de fumée empêchait le samuraï de voir ce qui se déroulait, il en profita pour repointer son sabre vers la fumée, un genou à terre, le souffle coupé.




... Flash Back en préparation ...
 

_________________
Revenir en haut
MSN
Haseo
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 16
Shiro: 4

MessagePosté le: Mer 16 Jan - 15:22 (2008)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

"Ris, tout le monde rira avec toi,
Pleure, tu seras seul à pleurer."


Et pourtant, je n'ai jamais pleuré...

Tant de haine, partagée, traversant bien des éléments, bien des visages, mais qui unissait toujours ces deux êtres, ces deux mêmes entités. Crainte et respect leur était accordé, mais bien aucun d'eux n'avaient à se soucier de ce que l'on pensait d'eux, car seul comptait ce qu'ils pensaient eux. Tant qu'ils étaient sûrs de leurs actes, on ne parlerait pas de péril, mais dans ces instants où les sentiments prennent le contrôle sur la pensée, qui peut se douter de ce que l'on risque de faire ?

...

« Suba Onsoku ! »

Seïka se tirerait bien des maux de gorge à crier ainsi, mais pour couvrir le vacarme, il eût besoin de toute sa voix, et de toute sa haine, pour surpasser sa douleur. Il abattit la foudre, la colère la plus terrible qui sommeillait en lui, tout ce qu'on prenait pour son ultime choix. Son attaque follement destructrice. Les chances d'y réchapper, à une telle vitesse, avec tant de fougue, tant de folie, étaient maigres, très maigres. Il fallait bien être fou pour oser s'opposer. Fou, ou sûr de soi...

« Mmh. »

Haseo ne s'autorisa que ce souffle, tandis qu'un sourire perçait son visage, un sourire carnassier. Ses yeux semblaient de feu, avant de virer au noir, plus profond qu'un océan, point de colère ou de haine, juste une soudaine et inconnue folie. Le jeune homme souleva son arme, avec une lenteur déconcertante, il la mit à la verticale, face à lui, et il ferma les yeux, brisant son aura, et son regard malveillant. Sa main gauche vint se placer dans son dos, et déjà l'énergie en lui déferlait. Elle escaladait ses veines, s'aggripait à sa peau, teintait son sang, tuait son esprit, au rythme de son coeur. Et, quand la folie en vint à bout d'Haseo, il souleva ses paupières, et le spectacle en fut d'autant plus effarant.

La scène où opérait la terrible confrontation jusqu'à lors avait été sombre, uniquement éclairée par l'Onsoku de Nasaï, mais, en cet instant précis, où le vent se souleva, où l'on sentit le déchaînement des esprits, poussés par les sentiments, en ce moment, il y eût un flash, une foudroyante fraction de seconde où la puissance d'Haseo éclata. Il avait changé du tout au tout... Ses yeux noirs fixaient Seïka de leurs deux pupilles blanches, sa peau sombre semblait effacée par une brume froide, ses cheveux s'étendirent dans son dos, ses bras se placèrent le long de son corps.

Et, le monde se retrouva sans dessus dessous.

L'aura si incroyable d'Haseo, son pouvoir le plus connu à ce jour, se révéla sous la forme qu'elle n'avait qu'entrevue auparavant, des lacets rouges sang et noirs encerclèrent le Pillier, et celui rit de plus belle.

Seïka était si proche, bientôt, le Onsoku toûcherait au but, tandis que l'éclair dévalait la pente escarpée du ciel...

Haseo soudainement cessa de rire, il leva les yeux, qui s'illuminèrent d'un feu peu familier, les atomes autour de lui, le monde autour de lui sembla cesser d'exister, se teintant comme de noir et de blanc, de flammes et de glaces. Tout autour de notre protagoniste se libéra, la pression, la gravité, tout disparût. Il entrait dans son monde, son pouvoir. Et toutes les particules qui s'en étaient allées revinrent d'un seul cri, autour de la lame que tenait fermement le Pillier dans sa main droite. Celle-ci, devenue translucide, explosa en un millier de poussières, qui emportèrent Haseo vers sa chute. Le Onsoku de Luciole était à portée de main.

A l'oeil humain, Haseo avait perdu forme, il n'était plus qu'un coup de vent, instable. Ses atomes bougeaient si vite qu'ils ne pouvaient être distingués ...

Puis, on vit une main laiteuse s'échapper de la brume, et Haseo disparût complètement. L'explosion eût lieu.

Mais quand la brume fut dissipée, on n'aperçu que cela : un nuage qui s'évaporait, un nuage enflammé, un nuage déformé, un nuage dont la couleur s'était échappée, et derrière Yùan, Haseo, genou à terre...

Lentement, il reprenait forme humaine ...

_________________
Revenir en haut
Luciole
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 76
Localisation: Okuchi
Masculin Gémeaux (21mai-20juin) 龍 Dragon
Shiro: 2 147 423 696

MessagePosté le: Dim 17 Fév - 20:02 (2008)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

L'attaque touchait au but. D'un seul geste, le monde se retrouva « sans dessus dessous ».

Yuan l'avait compris dès l'arrivée d'Haseo au dojo, ce combat ne servait à rien. Inutile, comme tout ce qui l'entourait. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Pourquoi inutile ? Car les deux combattants n'étaient pas dans l'état. Ce n'était qu'une vulgaire déferlante de techniques. Ces combats déplaisaient à Nasaï, ceux où l'on gâche son énergie et son mental. Au moment du choc, il relâcha toute son énergie et arrêta sa main devant celui qui lui faisait face.
Bien sur, arrêter son attaque comme il venait de le faire, n'était pas sans dégâts. La rare herbe qui avait résistée au choc, fut tranché comme par une lame en un clignement. Le sol se fracassa dans un sifflement étonnant, et la vie alentour se figea comme quelques minutes auparavant.

Le samuraï était là, la main tendu vers le vide, devant son rival, lui aussi a genou. Était-ce par pure folie, ou bien par vengeance, nul ne le sait, mais il l'avait fait. Il avait mit un terme au combat en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire.

Resserrant la main, enfermant sa haine et les sentiments qui lui restait au creux de son poings, les yeux fixés dans l'océan trouble des pupilles d'Haseo, il se releva doucement. Les bras le longs du corps, il arrêta de respirer et regarda le ciel bleu.

« Haseo, j'ai à te parler. »

Aussi soudaines furent ces paroles, il n'eut aucune hésitations. Depuis trop longtemps leur relation s'était entretenu dans un silence malsain. Jamais ils ne s'étaient parlés. Jamais ils n'avaient pus échanger des sentiments entre eux, qu'ils soit joyeux ou amers. Et d'une seule phrase, à l'aide de quelques mots, il avait rompu ce silence si vieux, ce silence qui avait durer depuis trop longtemps.
Il resserra son kimono bleu typique du clan, et posa la main sur son ventre.

« Deux côtes cassées.. Multiples fractures sur la main et dans l'avant bras.. Pour une fois, ce ne sont que des blessures superficielles, Haseo. »

Il profita de ces mots pour se laisser le temps de réfléchir à son futur discours. Il n'avait pas l'habitude de parler avec les gens, du moins sérieusement. La seule personne avec qui il n'est jamais entretenue une discussion sérieuse, était morte.
Yuan posa son sabre et ses nürs sur le sol, les enroulant dans un morceau de fourrure qu'il portait attaché à la ceinture, puis s'assit en tailleur.

Une légère brise venait lui caresser la barbe naissante sur le menton, et continuait à descendre dans son kimono. Alors qu'il fermait les yeux pour se remettre des quelques blessures, une vieille phrase que son maître lui avait enseigné revînt à son esprit.

Où que tu sois, ton coeur sera toujours à la même place..

« Haseo, malgré tout ce que je pense, tout ce que je dis, une chose m'est évidente te concernant..
Nous avons vécu des choses ensemble, mené des guerres côte à côte.
Mais nous ne nous parlions jamais, ou très rarement.

Mais durant ces quelques combat, j'ai réfléchis, j'ai muri et acquit une certaine sagesse.
Et cette sagesse m'a à son tour appris, que tu étais..

Mon seul et unique ami. »

Dans celui de tes amis.

Il y était enfin arriver. Après tout ces mensonges, toutes ces années où il s'était menti à lui même, où il avait refuser d'admettre la vérité, il avait enfin réussit.
Grâce à quelques paroles, il avait fracassé le silence qui l'avait rongé une bonne partie de sa vie, qui l'avait empêché d'avoir des sentiments, ces choses si subtiles qui embellissent la vie humaine.

C'était à Haseo de décider de la suite des choses, s'il préférait un combat éternel entre eux, un combat à mort.
Ou s'il avait envie d'une rivalité entre eux.

Car enfin de compte, la haine et l'amour ne sont ils pas deux rivaux de toujours ?

L'un creusant le coeur des Hommes à poursuivre sans cesse la même personne pour assouvir vengeance,
L'autre pour rapprocher deux êtres qui s'aimeront jusqu'à la fin.

Il était évident pour le Seïka, qui ne trouvait aucune utilité à tout sentiments, qu'ils étaient pareil.

Identiques en tous points, tout comme les deux jeunes hommes se faisant face qu'étaient Haseo et Luciole.

Le jeune samuraï se releva, le vent lui déplaçant harmonieusement et lentement les cheveux, le regard remplit d'une vie jusqu'à maintenant rare chez lui. Il était pour l'une des premières fois de sa vie, heureux. Il pouvait enfin jouir de ce sentiment que tant d'humains possédaient et perdaient si vite. Mais il n'en avait rien à faire. Nasaï venait de faire quelque chose de démentiel, de nouveau pour lui. Bien loin à vous de croire que la vérité est quelque chose d'évident chez un combattant. Au contraire.
Un guerrier est élevé pour ne rien ressentir, de peur que lors de la perte d'un proche, celui ci mette un terme à sa vie et que les rangs de l'armée en prenne un coup. Tout n'est question que de stratégie. Les humains sont des pions, des pions créé pour vivre, se battre et mourir.
Et chaque être humain le sait.

Mais lui avait su aller au dessus de tout ça, lui avait créer et suivit sa propre voie.
Il n'était pas un pion, il était le roi de son propre univers, il s'était créer un monde, avait créer des créatures remplaçant les hommes.
Au fond de son âme, Yuan était un Dieu, un Dieu veillant sur tout un monde. Ce même monde qui lui fit acquérir le rang de Pillier aujourd'hui. Il ne savait pas vraiment si ce monde était là depuis que la Cabale avait pris possession de son corps, ou bien si c'était parce qu'il était, spécial.

Mais peu importe, personne n'aurait pu, et ne pourrait, se servir de Nasaï.
Il était son propre monde.
 

_________________
Revenir en haut
MSN
Haseo
Dream Team'

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2007
Messages: 16
Shiro: 4

MessagePosté le: Mar 19 Fév - 21:21 (2008)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~ Répondre en citant

Le regard voilé, les souvenirs envolés, l'esprit vide et sans vie, le coeur à demi arrêté. La scène coupée. Arrêt sur l'image, arrêt sur le rivage, laissez les comme cela un instant. Ils se regardent, et pendant un instant dans leurs yeux, rien. Plus de colère, plus de haine ou de rage. Ils sont juste ainsi, assis, ou genou à terre, mais peu importe leur réelle position. Ils se regardent, et détruisent leur passé. La vérité leur apparaît doucement, alors que toujours ils ne bougent pas. Eternels rivaux, éternels amis. Et quand l'un compris, l'autre ne bougea pas. Il leva finalement la tête, et observa le ciel. Bleu. Ses yeux bientôt copièrent cette couleur, et l'azur dans son regard s'accompagna à ses oreilles des mots de Yuan. Ils tournèrent un instant dans sa tête, véritable bouillon, et prirent finalement forme compréhensible.

Lui, qui s'était levé, Haseo, fils d'un illustre inconnu, jamais père d'un illustre inconnu, sentit ses jambes lâcher. Non, ce n'était pas ses jambes, impossible. Le monde tournait autour de lui, et s'il lui fallait lever la tête pour regarder le ciel, bientôt, il n'eût plus besoin que de regarder devant lui. Et la beauté de la voûte céleste s'imposa à lui. Son coeur allait bientôt la rejoindre s'il continuait de tambouriner ainsi. Il ouvrit la bouche, et pas un moindre son ne lui vint aux lèvres. Il n'essayait pas vraiment de parler, juste de comprendre ce monde. Comme un animal, une bête féroce, livrée à elle-même, à qui l'on apprendrait les règles...

Un cri, doucement commencé par un souffle, fit le voyage entre la terre et les cieux...

Haseo n'avait jamais expulsé autant de force dans une parole, qu'elle soit compréhensible ou non. Tout semblait trembler, tandis que l'air dans ses poumons s'échappait. Son cri, aigu et puissant, retentit quelques minutes, avant de mourir. Et sa mort fut brève, rapide, directe. Quand il s'arrêta, les spectacteurs aux alentours n'osèrent plus même battre d'un cil. Car son cri n'avait pas été bestial, pas plus qu'humain d'ailleurs. C'était un mélange hybride entre tant de choses, que l'on ne pouvait le décrire. Mais jamais plus de leur vie ces hommes et ces femmes n'entendraient de feulement aussi étrange, et fou.

Haseo n'était pas hors d'haleine, car il ne s'était pas rendu compte de son acte, simplement, le monde autour de lui s'était déformé. Les arbres s'étaient pliés, la terre déchirée, le ciel voûté et écrasé, et dans un tourbillon de couleur, il se voyait. Là, au centre du monde, comme s'il était le seul. Un sentiment de profond égoïsme l'envahi, et sans honte ni peine, il transperça le coeur de son reflet. Celui-ci s'émietta, disparaissant peu à peu. Le Pillier perdait son reflet, comme invisible à lui même, incapable de se juger...

Et le monde revint, tranquillement, de folie, à réalité. Ce monde là n'était pas beau, mais Haseo s'émerveillait de chaque chose, et quand il leva le bras, et que sur son index tendu vint se déposer une luciole, une larme perla de son oeil droit vers la terre sèche. Celle-ci s'empressa de boire cette goutte de perfection, et c'est comme si elle rajeunissait, perdant ses rides ancestrales, à une allure démentielle.

Puis, Haseo se leva, sans prendre le temps de s'appuyer sur quoi que ce soit. D'une façon totalement inhumaine, il passa du stade allongé, à debout. Et la luciole était toujours là, sur son doigt. Un sourire nouveau éclaira le visage du jeune homme, un sourire qu'on ne lui connaissait pas, un sourire trop joyeux pour lui. En l'espace d'une seconde, il avait changé, du tout au tout, et ce n'était plus la terreur humaine que l'on voyait là, mais une personne, autre. Différente.

Son pas, léger et empli de gaieté, plus que de véritable sagesse, l'emmena là où bientôt on ne le verrait plus.


« Luciole, à la prochaine ! »

Cette phrase dans sa bouche, auparavant, aurait sonné faux...



¤ Musique ¤

Bitter Sweet Symphony – The Verve
Natural Blues – Moby
Feeling Good – Muse
The Promise – Michael Nyman
Caribbean Blue - Enya

_________________
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:32 (2018)    Sujet du message: ~•( Death to Birth )•~

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Higure Index du Forum -> Aranie -Sud- Terre Samouraï -> Okuchi -> Dojo Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com